Exploitation des hydrocarbures : le risque en vaut-il la chandelle ?

L’actualité québécoise concernant les hydrocarbures bout ces derniers temps. Que ce soit pour l’expansion du transit pétrolier sur le St-Laurent, ou encore les projets pétrolifères de Old Harry et d’Anticosti, ce sujet est omniprésent dans les médias. La demande en hydrocarbures demeure toujours plus gourmande et les prix du baril tendent à justifier ce genre de projet. Il demeure tout de même primordial de considérer les risques et les coûts tant environnementaux que socio-économiques qui pourraient découler d’une potentielle marée noire. D’autant plus que, l’hiver venu, les conditions environnementales changent drastiquement. Ceci peut, d’une part, entraver les activités de récupération à la suite d’un déversement, mais également influencer les processus d’exposition et de bioaccumulation des organismes vivants. Puisqu’il vaut mieux prévenir que guérir, il est important de mener des études qui mesurent les impacts d’une telle catastrophe en milieu marin froid.

© Anthony Schmutz

Anthony Schmutz, étudiant à la maîtrise en océanographie à l’ISMER (UQAR), s’intéresse plus précisément aux conséquences sous-létales d’une exposition à différents types de pétroles chez la moule bleue (Mytilus edulis). Dans le cadre de cette expérience, les moules ont été soumises à une simulation de déversement pétrolier sous glace et ont ensuite été maintenues en vie jusqu’au printemps. Ces dernières ont subi, pendant plusieurs mois, une batterie de tests réguliers permettant de mesurer l’impact physiologique, la résilience des individus ainsi que leur capacité à produire des larves à la suite du déversement pétrolier. « Les résultats permettront de statuer sur la pertinence de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures et de mettre en évidence les bénéfices projetés ainsi que les risques encourus » ajoute l’étudiant.

© Anthony Schmutz

© Anthony Schmutz

Ce projet s’est déroulé à la station aquicole de Pointe-au-Père avec la précieuse aide de Mickaël Barthe (auxiliaire de recherche), Nathalie Gauthier (technicienne) et Mataëlle Onapin (stagiaire master). Ce projet est une collaboration entre le Ministère Pêches et Océans Canada, le groupe consultatif sur les contaminants et deux chercheurs de l’UQAR-ISMER, Richard St-Louis et Réjean Tremblay.

 

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