Les Olympiques du zooplancton : Québec-Océan à Bergen (Norvège)

Le krill est une ressource de plus en plus prisée pour son potentiel exploitable (aquaculture, cosmétique et nutraceutique). Cependant les connaissances sur son écologie et son rôle dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent sont encore restreintes. Pour faire le point, quatre chercheurs et deux étudiants de Québec-Océan ont participé au congrès international ICES/PICES 6th Zooplankton Production Symposium intitulé « New Challenges in a Changing Ocean », à Bergen (Norvège), du 9 au 13 mai dernier. La chercheuse Gesche Winkler (UQAR-ISMER) a présenté l’approche écosystémique pour l’évaluation des stocks de krill dans le Saint-Laurent (développée dans le cadre d’un projet CRSNG stratégique) lors d’un atelier dédié au zooplancton comme ressource potentiellement exploitable. En 55 ans d’histoire de ce congrès, c’est la première fois qu’une session portait sur le zooplancton en tant que ressource exploitable.

Équipe projet Krill

Le Saint-Laurent abrite deux espèces de krill prédominantes, Meganyctiphanes norvegica et Thysanoessa raschii. Ces espèces de macro-zooplancton jouent un rôle clef dans l’écosystème car elles favorisent le transfert d’énergie des producteurs primaires vers les niveaux trophiques supérieurs. Jory Cabrol et Angélique Ollier (UQAR-ISMER), membres étudiants de Québec-Océan, ont présenté leurs premiers résultats sur les processus clés de l’écophysiologie de ces deux espèces de krill.  Ce fut une très belle occasion de discuter de leurs résultats avec d’autres experts du domaine.

Le chercheur Stéphane Plourde (Institut Maurice-Lamontagne, MPO) a quant à lui présenté une étude comparative portant sur les changements de distribution du zooplancton. Ces prévisions découlent de deux sources de données de monitorage à grande échelle. Le chercheur Frédéric Maps (U. Laval) a fait un plaidoyer pour l’intégration des nouvelles connaissances sur l’écologie des espèces à la formulation et à la paramétrisation des modèles. En effet, une tendance à améliorer les modèles via l’informatique semble persister en modélisation au détriment de la révision des paramètres utilisés. Finalement, une session sur l’utilisation des méthodes optiques et hydroacoustiques dans les études sur le zooplancton était co-dirigée par Ian McQuinn (Institut Maurice-Lamontagne, MPO). Les participants ont assisté à une présentation par Barbara Remond sur une méthode de classification du zooplancton par hydroacoustique. Cette dernière se joindra à l’équipe du Projet krill à l’automne prochain à titre de stagiaire postdoctorale.

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